Theatre Hall

La Grande Veuve (Alma Malher)

2018

Theatre Hall - La Grande Veuve - Alma Mahler

Elle a vécu le déclin de l’Empire Austro-Hongrois, la montée du nazisme et
finalement l’exil. Aux bals, fêtes viennoises et champagne – plus tard ce sera la
bénédictine – ont succédé l’errance, la vieillesse et la solitude. Alma, dans son
appartement new-yorkais de deux pièces, vieille et alcoolique, glisse doucement vers la folie et la mort, au rythme des souvenirs et des apparitions qui ont jalonné son existence.

Bien qu’elle ait perdu ses amis, ses amants, ses maris et trois de ses enfants, sa vie n’est pas qu’un champ de désolation, elle a été éclairée par d’innombrables et brûlants instants de bonheur. C’est elle qui le dit. Élue et exclue, admirée et détestée, elle connaît la gloire et le rejet, l’adulation et l’indifférence. Alma est double, faite de noir et de blanc, des couleurs qui chez elle ne se mélangent pas. Elle assume, elle encaisse, ce n’est pas une âme grise. 

Le côté obscur de la forte et intrépide Alma la montre obsédée par le sexe et le souci de paraître, lui faire dire des horreurs sur les Juifs, ne pas savoir qui est le père de ses enfants. 

Son côté lumineux la présente belle, intelligente, cultivée et spirituelle, épousant deux Juifs et permettant à l’un d’eux d’échapper au camp de concentration. On la traite de femme fatale, ogresse, nymphomane, ambitieuse, opportuniste, walkyrie enflée buvant comme un trou. Inversement on en fait une idole, une muse cultivée, une grande dame, on la compare à un sphinx.

La Grande Veuve, comme l’appelait Thomas Mann, a deux amours : la musique et les hommes. Celle-là ne lui apportera pas la reconnaissance qu’elle mérite et elle aimera ceux-ci dans la mesure où elle peut déceler en eux du talent, ou pour le moins une carrière prometteuse. Ses amants seront des personnages en vue, des peintres célèbres, ses trois maris un grand compositeur, l’architecte du Bauhaus et un écrivain de renom. Alma est femme de génies.

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Comédiens

Theatre Hall - Jean-Claude Humbert (auteur et comédien)

Après des études classiques à Lausanne et une licence en droit l’Université de Genève, Jean-Claude Humbert exerce la profession de notaire jusqu’en 1990, puis il s’adonne au théâtre et à l’écriture, publie Voyage avec les morts qui dansent (Editions des Ecrivains, Paris, 1999) et Désirs de vie (Editions de L’Aire, 2003). Il reçoit le Prix de la Société Genevoise des Ecrivains 2005, offert par la Ville de Genève, pour sa pièce de théâtre Bartholomé Tecia, un procès ordinaire, du 3 au 20 avril 2008, et le prix 2009 de La Fêtée de la Poésie pour sa nouvelle Ivresse. L’opéra Le procès de Michel Servet, dont il est le librettiste, est créé à Genève en octobre 2011. Sa pièce Madame Tchaïkovski est créée à Plan-les-Ouates à l’automne 2014, puis repris à Genève, en Haute-Savoie et au Festival Off d’Avignon 2016. Il écrit et joue seul en scène Tchaïkovski et moi au Théâtre Cité Bleue, à Genève, et au Théâtre littéraire du Verbe fou, au festival Off d’Avignon 2017. Il est membre de la Société Genevoise des Ecrivains, de ADS Autrices et Auteurs de Suisse et de la SSA, Société Suisse des Auteurs.

La mezzo belge Sophie de Tillesse étudie le piano, la flûte traversière, la pédagogie musicale à l’IMEP, Namur (Belgique), la musicothérapie à la Guildhall School of Music and Drama de Londres et travaille pendant plusieurs années comme musicothérapeute, avant de se consacrer au chant. Elle obtient un Premier Prix de chant en 1986 et un Diplôme Supérieur en 1989 dans la classe de Jules Bastin au Conservatoire Royal de Bruxelles. Elle suit des cours de théâtre et d’escrime. Elle intègre les Choeurs du Théâtre Royal de la Monnaie, puis se perfectionne avec Madame Dina Grossberger à Anvers. Elle suit aussi les conseils de Halina Slonicka à Varsovie. Elle est soutenue et appréciée par Dame Margaret Price.
Elle fonde l’association CRESCENDO qui crée des spectacles originaux, organise des animations musicales, notamment des expositions-concerts et des opéras de chambre.

Elle est nommée professeur de chant à l’académie de musique de Jette (Bruxelles). Elle se produit régulièrement en récital avec piano, en musique de chambre ou avec orchestre. Elle est l’invitée de plusieurs festivals en Belgique et son amour de la scène la pousse à mêler théâtre et chant. Elle a écrit avec son complice, le pianiste Max de Beer, Waterzooi pour le Festival de Seneffe, puis Minute Cocotte ! pour l’Espace Toots. Avec la soprano Diana Gonnissen, elle écrit Ce Soir, Chéri !, spectacle créé dans sa version définitive au Festival Off d’Avignon au théâtre Le Verbe Fou en juillet 2017.
Elle fonde aussi le Krocus Trio en 2011 avec la soprano Marie-Noëlle de Callatay et la pianiste Anait. Le Trio reçoit le Trophée Fuga 2017, trophée récompensant les artistes qui défendent le mieux la musique belge. Elle organise des stages d’été de chant.

Elle a enregistré en 1993 la création de l’oeuvre inédite Foi de l’écrivain et compositeur Gaston Compère pour un livre-disque de collection, reprenant les partitions de Gaston Compère rehaussées par le peintre Ralph Cleremans.
En 1998, elle a enregistré des mélodies d’André Souris et de ELT Mesens pour le film La tentative de l’impossible : René Magritte, de Pierre Sterckx et Bernard Crutzen.
En 1999, elle enregistre avec le pianiste français Jean-Yves Sébillotte l’intégrale des mélodies de Mieczyslaw Karlowicz, ainsi que six mélodies de Frédéric Chopin et les Chansons Polonaises de Francis Poulenc. Ce CD leur donne l’occasion de se produire à de nombreuses reprises à Bruxelles et à Paris, notamment à l’Auditorium du Musée d’Orsay dans la cadre de l’exposition consacrée au peintre Jacek Malczewski. Ce récital a été retransmis et commenté en direct sur France-Musique.
En 2012, elle enregistre Bestiaires les Bestiaires de Francis Poulenc et Louis Durey, ainsi que le Grand Bestiaire de Gaston Compère, œuvre qui lui a été dédiée par le compositeur. Ce CD a reçu de nombreuses critiques très élogieuses et a été soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Photos

Presse et témoignages

Avril 2018 – Bruxelles

Bonjour Sophie,
Vraiment très bonne pièce ! Texte magnifique et magnifiquement interprété, choix musicaux superbes, et notre mezzo préférée au top…
Encore bravo et merci

Bien chère Sophie,
Ce mot pour te dire encore comme nous avons apprécié le spectacle d’hier soir.
Tu es étincelante dans ta robe noire, tu es belle, radieuse !
Ta tessiture résonne juste dans le jeu de scène ininterrompu de Jean-Claude Humbert.
Vous formez un couple d’acteurs égal et bien dans la peau du personnage d’Alma Mahler.
Nous sommes venus avides de découvrir ta nouvelle performance théâtrale, et nous avons été littéralement séduits par l’extraordinaire naturel d’un comédien doué.
La finesse du texte, le ton et la parfaite diction de son auteur, l’élégance de ses mouvements, tout nous a fait vivre un moment d’une poignante intensité qui dure…
Quelle fabuleuse séquence que l’âge d’or d’une Vienne qui conserve le prestige du souvenir, ou, le souvenir du prestige rayonnant dans les expressions de tous les arts…

Nous souhaitons bonne route à La Grande Veuve et nous vous applaudissons encore !

Mai 2018 – Genève

Merci Jean-Claude pour ton magnifique spectacle. On m’avait prévenue, comme si c’était nécessaire, que tout était formidable, mais mon plaisir était au-delà de toute espérance. Mes amis aussi ont tous été séduits, par le texte, le jeu, les effets de mise en scène. Bref, tous étaient en admiration de ta performance. J’ajoute celle de la cantatrice car j’ai été charmée par sa voix et le jeu que tu lui as donné.

Bonsoir Madame,
Merci pour votre magnifique prestation ce soir à Genève…
Élégance dans la voix et fabuleuse présence … suis ravie d’avoir pu vivre ce moment avec vous.

Juillet 2018 – Avignon

La Grande Veuve de Jean-Claude Imbert m’a inspiré beaucoup de sentiments positifs. Le théâtre musical reste une valeur sûre. La performance de la mezzo m’a énormément touché, autant que le déclin du personnage d’Alma Mahler. On en aurait presque oublié qu’il s’agissait d’un homme ! En cela, je me permets de saluer la direction de l’acteur et la mise en scène dans laquelle il baigne.

Beaucoup de plaisir, une belle fluidité et beaucoup d’émotion dans les intermèdes musicaux.

Un texte qui tient le cap, un spectacle bien mené, abouti, avec le soucis du détail.